Paris ti amo

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Par SARAH BELMONT

Marcella écrit, Pépée dessine. Ensemble, elles ont monté l’exposition « Paris me », un hommage à la ville qui a les a vues grandir et à son monument le plus célèbre, la tour Eiffel. Bleu, blanc, rouge, mais aussi et surtout des teintes vives ont donné corps à cette série itinérante de tableaux. Après le restaurant 58, au premier étage de la Dame de fer, cap sur d’autres horizons encore inconnus au bataillon. Un projet haut en couleur qui n’a pas fini de voyager et de nous faire voyager.

Amoureuses de Paris

Terre promise pour Marcella, terre d’adoption pour Pépée, Paris reste une source d’inspiration intarissable pour les artistes. « Cette ville nous donne envie de bondir et de rebondir », lance la première dans un top doré parfaitement assorti à son fard à paupières pailleté. Et l’auteur d’ajouter : « J’y suis née à dix mois », c’est-à-dire à l’âge où ses parents d’origine française ont décidé de rentrer définitivement d’Arménie. Pépée, elle aussi, est parisienne de coeur. « La première fois que je suis montée à la capitale, il y a vingt ans, j’ai tout de suite su que je n’en partirais pas. Tout est artistique à Paris, à commencer par la tour Eiffel ! » « On y est bien dedans, on y est bien devant, on y est bien dessous, on y est bien juste en y songeant », renchérit Marcella, qui considère la Dame de fer comme sa « statue de la Liberté » et un symbole d’esthétique.

La tour Eiffel dans tous ses états

Leur rencontre remonte à 2011. Marcella prête sa plume à des marques, des enseignes, des blogs et des magazines ; tandis que Pépée abandonne la communication pour le dessin. Coup de foudre. « La question ne s’est même pas posée de savoir si nous pouvions envisager de mélanger nos savoir-faire », s’exclame la première. Le nouveau tandem crée alors Marcelle France, un personnage de fiction figurant sur quelques produits Casino, et la ligne d’agendas « les petits désirs » pour les éditions Oberthur. Jusqu’au jour où Marcella décide de montrer à Pépée ses textes dédiés à la capitale…

« Qu’est-ce que Paris me fait ? » À cette question traversant les pages de l’écrivain, l’illustratrice a répondu par une série de quarante toiles. Sur chacune d’elles, un refrain, « Paris me… », complété par un nom, un adjectif, un verbe, une action sur un fond à la fois candide et pop. Striée de bleu et de blanc, la capitale « me mer ». Marquée d’un « space invader » rouge, elle « m’envahit » ; « me chance » avec un trèfle à quatre feuilles ; « m’illumine » sous une pluie de confettis, « me tralala » entre les mains d’une guitariste excentrique, « me déguise » en Zorro ; « me brille », ornée de guirlandes. Sonia Rykiel, Jean-Paul Gaultier, une souris verte… Autant de clins d’oeil aux artistes qui constituent, selon le duo, l’âme de Paname.

Mise en abyme

Où se cache l’exposition ? Pour le moment, au premier étage de la tour Eiffel. Rendez-vous au kiosque du restaurant 58, en face du pilier nord. Passé la sécurité, c’est l’ascenseur qu’il faut attendre. À peine montés que l’on descend. Prendre à droite, à droite et enfin à gauche. Deux étages. En bas, les toiles pour enfants, le « Paris me des kids ». En haut, des tableaux d’inspirations diverses encadrent les fenêtres, habillent les coins et recoins de cette cantine parisienne. Bien que difficiles d’accès – on se voit mal interrompre un repas pour demander à contempler des oeuvres -, ces illustrations méritent chacun des pans de mur qu’elles occupent. Ce n’est pas tous les jours que l’on peut admirer la tour Eiffel depuis la tour Eiffel !

Et la chasse au trésor continue, au Monoprix, où Marcella & Pépée ont été invitées, avec deux autres artistes, à créer une série d’articles consacrés à Paris. Tee-shirts pour enfant, linge de maison, coussins, trousses de maquillage… Décidément, la tour Eiffel cartonne dans tous les rayons !

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